« Pourquoi, à l'instar des objets, n'existe-t-il pas un bureau des amours perdus et trouvés ? »

« Pourquoi, à l'instar des objets, n'existe-t-il pas un bureau des amours perdus et trouvés ? »
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La crise. C'est la crise. Même la Poste ne fonctionne plus comme avant. On a du mal à les poster, nos lettres. Rien que pour trouver le timbre, on peut galérer pendant plusieurs jours... Une explication à tout ça ? Sûrement notre évolution. On se retrouve à désirer et à être trop vite satisfaits. C'est ça le changement. Plus les jours passent plus on en prend conscience. Mais je crois qu'on généralise un peu trop notre cas. Parce que quand on prend le temps de regarder autour, on en trouve plein des gens heureux ensembles. Oui... En fait, ce serait nous ? Je crois que ça nous plait de vivre cette passe ensembles. On en rit comme on s'en plaint. On en pleure. C'est pas que le malheur nous accable, non, je ne dirais pas ça comme ça. Mais c'est le tout, notre tout. On parlait de journée ciel-bleu-sans-nuages. Je crois qu'on devra attendre ce jour cette année aussi. Je sais qu'on peut être patients. Eh puis on a plein de beaux projets. Dis, c'est ça qui nous fait vivre ? Si c'est le cas ce n'est pas grave. Eh puis mince, au fond on s'en sort très bien, vu qu'il y aura toujours l'autre. A avoir su dès le début - ou devrais-je dire la fin - qu'il restait quelque chose, y'en a pas eu 36. D'ailleurs, je crois que je peux dire que j'en bave aussi, de ça. Cette nuit encore, comme toutes les autres. Si près, mais ne se retourne même pas. Dépend des jours, des moments. La guerre, c'est la guerre. Intérieure j'entends. De toutes façons, tout ceci s'est mué en une haine sourde. J'arrive plus à entendre. Ou plutôt, je me force à ne plus écouter. Je reste sur le tronc commun qu'on a eu, dirons-nous. Et c'est mieux. Vous savez, c'est si facile d'en rire, de cette malchance chronique. Je dirais presque que ça me plait de voir ces espérances tomber une à une. Si ce n'était pas le cas, je serais sûrement incapable de garder ce bonheur, alors bon... Vivons ainsi. Les regards suffisent, les quelques attentions aussi. Ça nous passera, ne nous inquiétons pas.


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# Posté le mercredi 18 février 2009 08:51

Modifié le mercredi 18 février 2009 09:13

« La meilleure des choses à faire, n'est-ce pas, quand on est dans ce monde, c'est d'en sortir ? Fou ou pas, peur ou pas. »

« La meilleure des choses à faire, n’est-ce pas, quand on est dans ce monde, c’est d’en sortir ? Fou ou pas, peur ou pas. »
Oh, cette addiction. Hum, bon stress. Ca ne marche pas. Ca ne marche pas. Tu t'énerves ? Oui je m'énerve. Parce que j'ai envie d'y aller. De voir. Faut pas. Tu sais. C'est venu comme ça et ça repartira, comme ça aussi. Donc, pas de soucis ? Si, soucis ! Gros soucis. Petit soucis. Tout est relatif. C'est compliqué. Je m'en fous. Il est 19:11. Cool. Dépendance. N'importe laquelle. Et Mère ne sait pas ce qu'elle dit. L'amour. L'énervement. La frustration. On est en vacances pourtant, merde. Only the truth. Genre ça existe. Elle rigole et ça m'agace. Comme s'il y avait quelconque confiance. Je mens. C'est mal, hein ? On y revient toujours. Oui parce que si le téléphone ne sonne pas, ça n'ira pas. On peut aussi parler là d'amour. De shit ? Tu ne sais pas. Alors, hein. Oui, oui, c'est très facile. On s'arrangera entre nous. Oui. Simple. J'aimerais retrouver tout ça. Tout le bon. Me manque. J'ose pas dire. Qui, quoi ? Honteux n'est-ce pas. Surtout quand on s'imagine. Cette gentillesse, qui fout limite la gerbe. Ses mains sur mes épaules. Feeling good... Il y a de quoi rester perplexe.

# Posté le dimanche 28 décembre 2008 13:30

Modifié le dimanche 28 décembre 2008 13:56

J'étais derrière toi.

J'étais derrière toi.
« Je te passe mon envie instantanée de mourir de l'avoir mise dans cet état, la conscience brutale d'avoir rompu l'équilibre du monde, d'avoir brisé la confiance d'une façon irréversible, d'avoir commis un véritable sacrilège, je te passe la sensation d'apocalypse, de pénétrer dans les flammes de l'enfer, il n'y a pas d'autre image pour exprimer ça, le cauchemar vivant, les cinq secondes déterminantes des mots prononcés que tu voudrais effacer, ces cinq secondes fatales qu'en vain tu voudrais réécrire pour que tout redevienne exactement comme avant, pour que tout cela ne soit qu'un mauvais rêve.

[...]

On se hurle dessus en même temps, face contre face, les yeux fermés par l'hystérie, on se hurle dessus en larmes dans l'incommunicabilité pour une raison qui n'est pas précisée, une raison grave, très grave en tout cas, une raison où c'est moi le coupable, on se hurle dessus dans une cacophonie indescriptible comme si c'était la fin du monde, et pourtant on se serre dans les bras l'un de l'autre de toutes nos forces, comme deux orphelins sous les bombardements, dans l'attente terrorisée de la mort, parce qu'on sait tous les deux qu'il n'y aura pas d'autre issue possible.

[...]

Et, sur ce point, quoi qu'elle en dise, quoi qu'elle ait pu t'en dire – parce que j'imagine qu'elle a dû te le dire, que je ne l'ai jamais vraiment aimée, hein ?, elle t'en a parlé ? –, sur ce point, je suis désolé, je n'ai pas à me justifier. Et elle le sait parfaitement, que je l'aime comme un fou. »

# Posté le mercredi 24 décembre 2008 13:45

Modifié le jeudi 25 décembre 2008 06:27

« Oui, c'est l'illusion comique des nouveaux amants : comme les enfants, ils parlent d'éternité ; comme les mauvais poètes, ils croient à la puissance de ce qu'ils disent ; et, comme nous, ils se noient dans la plus triste des lâcheté, la banalité. »

« Oui, c'est l'illusion comique des nouveaux amants : comme les enfants, ils parlent d'éternité ; comme les mauvais poètes, ils croient à la puissance de ce qu'ils disent ; et, comme nous, ils se noient dans la plus triste des lâcheté, la banalité. »
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Ah, savourer cette euphorie qu'on sait éphèmère.
C'est trop bon de raccrocher sur un fou rire, et de continuer à rire seule, après, en pensant qu'on s'entend vraiment bien. (Mal être personnel ? Ma lettre personnelle ? Pense pas à ta lettre personnelle. C'est toi que j'aime. Sa lettre personnelle quoi.)
C'est trop bon de prendre un peu de recul. Et de relativiser. C'est peut être la peur, la certitude de savoir qu'au fond la personne à qui ça aura le moins profiter, ben c'est nous-même quoi. Alors j'ai le droit d'essayer de m'en foutre un peu, non ?
Non mais regarder, je suis en quête de FUN, par dépit, alors je vais aller visiter du sérieu.
L'artiste sale dans sa campagne.
Et puis, vous savez, c'est con, mais il l'est.
Et vraiment, vraiment con, donc ça aussi ça me fait rire.
Et puis peut être que ceci manque d'altruisme, mais, vous verrez à qui elle dira merci dans quelques temps.
On ne dirait peut être pas, mais le bonheur c'est pas ça.




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« Tu penses quoi toi ? Tu dis rien _ En une heure de tes bras, souffler la colère du monde _ Voyager, être là, sauver chacune des secondes _ Et protéger du froid les idées sans confondre _ Tu vois je rêve encore _ Penser plus vite que mon ombre _ Vois-tu je serais roi, jusqu'à celui de ce monde _ Te souviens-tu de moi, jusqu'au son de ma voix _ Suis je aussi maladroit, et tristesse à la fois _ Tu vois je rêve encore _ Marcher plus vite que mes pas _ Mais toi tu penses quoi ? Tu dis rien _ Soulager de tes doigts douleur et poussière mon ange _ Au voleur de ta voix plier chacune des phalanges _ Me suggérer comme ça des yeux du bout des doigts _ Tu vois je rêve encore _ Penser plus vite, je peux pas _ Mais toi tu dis rien _ Tu oublies, tu penses à rien _ Tu souris ? Mais qu'est-ce qu'on est bien _ On oublie _ On traverse le haut, nos bas s'épousent sans lieu sombre _ Et toi tu penses quoi ? Tu dis rien _ Moi je veux bien m'arrêter, si tu veux danser _ Moi je veux bien tout quitter, si tu veux bien t'approcher _ Moi je veux bien m'arrêter, si tu veux danser _ Moi je veux bien tout quitter, si tu veux bien t'approcher _ Mais toi tu penses quoi ? Tu dis rien _ Mais toi, tu dis rien _ Tu oublies, tu penses à rien _ Tu souris ? Mais qu'est-ce qu'on est bien _ On oublie _ On traverse le haut, nos bas s'épousent sans lieu sombre _ Et toi tu penses quoi ? Tu dis rien »





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# Posté le lundi 22 décembre 2008 16:12

Modifié le mercredi 24 décembre 2008 12:44

« C'est peut-être ça qu'on cherche à travers la vie, rien que cela, le plus grand chagrin possible pour devenir soi-même avant de mourir. »

« C’est peut-être ça qu’on cherche à travers la vie, rien que cela, le plus grand chagrin possible pour devenir soi-même avant de mourir. »
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Se demander à quoi pensent les gens, grande occupation de ces nuits-là. A certains instants, croire que le simple fait de le regarder nous fera tout comprendre. Nos genoux tremblent dans la nuit. On essaie tant bien que mal d'avoir chaud. Poser mes questions cons. Et écouter. Je pense qu'on a beaucoup à en apprendre. C'est pour ça que j'en pleurerais. Car après les brefs écarts de passion, il ne reste que cela. Le coeur n'y est plus. De toutes façons, on a toujours trop bu. On va dehors ? J'irai où tu iras. Et j'en ai marre. Marre, marre, marre... C'est si difficile d'aller bien ? J'dis ça pour moi, pour lui, pour eux, pour nous quoi. Putain. Pourquoi tu dis putain ? Je dis putain à la vie, putain aux gens, putain à tout ça... Et telle une imbécile, faire résonner ce mot au fond de la nuit. C'est le froid qui nous aura tous. Se reposer, réchauffée par cette main simplement posée sur mon dos. Faire n'importe quoi. Mais seulement dans le noir, et sans personne autour. Ce n'est pas marrant, pas marrant du tout. Vouloir. Je veux. Mais non, même pas. Alors on essaie de lire, sachant éperdument qu'on y arrivera pas. Et on fume. Fumer, c'est pour attendre. Bien sur que si. Eh puis, aller se coucher, pour de bon. Ne pas attendre. Voeux de toutes façons déjà exaucés. Et voilà, retour. A quoi ? C'est quoi ton but dans la vie ? Il a des jambes d'enfant. Et puis on croit avoir trouvé, et non, il y a encore quelqu'un qui s'y rajoute. On aime rêver de parc la nuit, de couloirs sombres, de jeux. Y aura-t-il toujours un problème ? Sombrer dans tout cela. Arrivera - Arrivera pas ?




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# Posté le dimanche 09 novembre 2008 09:43

Modifié le jeudi 19 février 2009 06:41

« Il n'y a rien de plus sérieux que le superficiel. »

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J'ai froid aux pieds.


Et si on reprenait un peu du service ? Je dis ça mais je sais que je ne tiendrais pas, que demain, tout se rebousculera et que le temps manquera encore. Mais ce soir, soirée de motivation alors profitons en. Plus les jours passent, plus je deviens susceptible. La nuit je rêve donc que je leur balance des fourchettes à la gueule, et je m'enfuis en pleurant. Et je ne leur parle plus. Et c'est bon. Tellement bon. Sauf qu'en temps normal, c'est des choses auxquelles on pense, mais qu'on ne fait pas. Ne rien dire. Et puis hurler, tout bas. Ca peut avoir du bon. La chiantise m'envahit. N'empêche que mis à part le fait que le monde change, et bien tout va bien. Pas vraiment de raison pour lesquelles souffrir personnellement. La balade du coeur, peut-être. Ah, le pathétique. Mot qui revient à chaque fois. 4 depuis la rentrée. On va dire qu'on s'emballe pour rien. Prendre conscience que même les plus belles choses ont une fin. Même si on les pensait éternelles. Je pense à maintenant, mais aussi avant. Ce n'est pas de la souffrance. C'est le cours normal des choses. Ca fait bête à dire, mais j'aime leur tête du lundi matin. Et paf l'amour à l'étranger. Ja-Ja. Mercredi prochain.




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« Il n’y a rien de plus sérieux que le superficiel. »

# Posté le vendredi 17 octobre 2008 17:29

Modifié le jeudi 19 février 2009 06:48